Pingouins et autres bestiaires

Solidarité, 2006
Photo © Michaël Segura

Le Taureau de Camille, 2006

Photo © Michaël Segura

Solidarité a été réalisé dans la cour d'une cité pour sensibiliser petits et grands au contexte de la fonte des glaces et la nécessité de se rapprocher des choses essentielles. Les pingouins ont permit le dialogue...
Camille Claudel  offert ce taureau à Véronique Vaster dans un rêve.

"Les animaux ont été, dès l’origine, dans la relation avec l’humain.  J’ai compris que mon travail avait à voir avec cette relation. Dans mes rêves, il y avait souvent un individu avec un ou deux animaux. Je voyais la sculpture évoluer, tourner, j’entendais de la musique, le nom de la sculpture est arrivé aussi en rêve, avant même toute exécution.

 Il y a donc différents types d’animaux non-inventoriés dans la zoologie, mais qui ont plutôt une charge symbolique.

Par là, on entre dans la mythologie, avec des personnages que j’ai retrouvés ensuite dans les mythes.


C’est le cas de Perséphone. J’ai rêvé de cette femme qui allait sur la rivière. Sur cette rivière était un grand chien. Le chien est allé à sa rencontre. Ensuite il y eut un serpent avec une espèce de tête de mort. J’ai réalisé cela dans une même sculpture : ils étaient là, la femme, le chien et le serpent venant de la rivière. Petit à petit, j’ai compris que la rivière, c’était le Styx avec le serpent qui représentait le fleuve infernal. Et le chien, Cerbère à côté. Perséphone regarde vers le ciel, sa chevelure forme une graine. Comme c’est la fille de Déméter, elle est restée six mois sous terre et sa mère a réussi à la faire remonter six mois auprès d’elle. C’est aussi l’histoire de la graine qui meurt."

Véronique Vaster