Rêve

1000yeux, 2008
Photo © Michaël Segura

Dream Catcher Lune, 2008

Photo © Claire Estryn

 Lié au cinétisme, le projet des Dream Catchers est né d'un rêve dans lequel J. R. Soto présente des dessins, qui ont amené Véronique Vaster à orienter son travail autour des polarités de couleurs et de matières.

"Les Dream Catchers sont des capteurs de rêves, grâce à la forme des éléments qui les composent.

Les éléments capteurs ressemblent à de petites paraboles, des centaines de petites paraboles juxtaposées et tressées ensemble, avec des antennes en cuivre. Dans le Dream Catcher Lune, tous ces petits éléments captent, réfléchissent et renvoient la lumière.

J’ai trouvé que cette recherche de contre-force était un travail sur des polarités qui avancent ensemble, notamment des polarités Lune/Soleil, aluminium d’un côté, cuivre de l’autre, dans le même objet, dans la même sculpture. Des polarités chromatiques aussi dans des couleurs complémentaires. Des rouges orangés avec des bleus verts. Donc à la fois le réceptacle, le réceptif et l’émetteur. Pour que la matière soit vivante, elle doit être bipolaire, en mouvement. La matière, c’est pour moi quelque chose de très émouvant, un grand mystère que je passe mon temps à approfondir. Je ne cherche pas la solution, mais j’aime entrer dans ce mystère. La question du pourquoi ne s’est jamais vraiment posée. Elle restera en suspens parce qu’elle ne m’intéresse pas, c’est le pour-quoi qui m’importe.

 

C'est la même démarche pour les graines d’arbre.
J’ai fait une espèce de chapeau avec des graines de séquoia. Lorsqu'on le porte, on peut ressentir, imaginer, se retrouver tout en haut du gigantesque conifère, toucher le ciel avec toutes ces petites graines sur la tête. Les gens qui en ont fait l’expérience étaient très impressionnés.

 

J’ai mis dans tous les éléments de petites perles de verre, pour créer les chemins du rêve. Cela m’a rappelé les Aborigènes, le travail qu’ils font avec les pointillés. Ou encore les indiens Huichols qui travaillent la cire et les perles. Puisque j’utilise des perles comme eux, est-ce que je m’inspire de leur travail ? J’ai compris que non, que moi aussi j’avais besoin de cette entièreté de petites perles, de petites unités reliées les unes aux autres.

 

Après l'exposition de mes Dream Catchers, "You may say I'm a dreamer", j’ai eu un désir : travailler beaucoup plus grand."

Véronique Vaster

© Véronique Vaster

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